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Loïc CHEVRANT-BRETON
Atelier de St Joseph du 09/05/90
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Pour la première fois nous avons apporté 3 chevalets. Je les ai installés en bordure de l’atelier des enfants, à l’intention des adultes.
Alexandre s’y est mis le premier. Il a peint toute la séance, très concentré, sur la représentation d’un arbre finement exécuté dans une gamme de couleurs très sobres. Il me semble qu’il a beaucoup été entouré par des adultes très admiratifs. Abraham a dessiné sur un autre. Il a fait un premier travail qu’il a jugé pas satisfaisant puis en a fait un autre. Il m’a demandé, au début, quel sujet il allait prendre puis est parti sur le thème de la nature. A propos de thème de la nature, Alexandre, en nous raccompagnant chez Jo, alors que nous passions dans un endroit en pleine nature, nous a dit qu’il faudrait que ce soit là que nous nous installions. On pourrait prendre comme modèle les fleurs, la nature.
Solange s’est mise sur le 3e chevalet bientôt rejointe par Angelo. Ils ont travaillé pendant toute la séance jusqu’à la fin.
Jeanne C. était au milieu du groupe des enfants en train de surveiller sa fille Carmen quand je lui ai proposé de peindre. Elle a protesté qu’elle avait sa fille, qu’elle ne savait pas faire, mais finalement je lui ai mis dans les mains de la couleur et une feuille petit format. Elle a fait un premier travail. Ensuite elle m’a demandé de lui préparer un grand format et quand nous partions elle nous a apporté sa feuille peinte.
Autre mère de famille qui s’y est mise : Carmen A. Mais elle a du s’interrompre.
J’ai pris quelques photos de l’atelier. Cela m’a valu que quelques enfants se prennent mutuellement ou prennent leurs parents.
J’ai eu toute une discussion avec Isabelle et Richard à propos de leur fils Mariano. Ils m’ont dit qu’il n’allait plus à l’école car il était trop terrible, ne restait pas en place et que le maître avait fini par le ramener à la maison. Ils m’ont dit que son frère Joselito lui apprenait le français, la discussion était partie d’une remarque que je faisais sur l’assiduité de Joselito à la peinture. Ils m’ont répondu qu’à l’école il travaillait aussi beaucoup. Puis j’ai fait le lien avec Mariano en leur disant que j’avais remarqué qu’il passait beaucoup plus de temps qu’au début devant une feuille à peindre.
Mariano C. est venu me saluer, toujours l’air sinistre, en me demandant des nouvelles du relogement. Il m’a dit on ne voit plus personne on nous laisse tomber.
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